Garor’Hot : retour sur édition 2019 bouillante

Il y a 23 ans, le Garorock poussait ses premiers rifs et nous offrait ses premiers sourires. Chaque année, les Aquitains l’attendent de pied ferme. On compte les mois, puis les semaines, et enfin les jours.

On le sait, la concurrence est rude pour les festivals. Année après année, le Garorock devient un gage de qualité pour toute une population. Bien plus qu’un simple festival, le Garorock est une réelle expérience de vie, un moment hors du temps, de partage et de bonheur entres ami.es et il n’est pas rare de croiser une artiste au milieu de la foule, avec vous !

La claque Clara Luciani -Miléna Delorme - Un Oeil Dans Bordeaux - Garorock
La claque Clara Luciani -Miléna Delorme

Et cette année, c’est une programmation pertinente, surprenante et éclectique. De l’electro suave de James Blake à la grenade pop de Clara Luciani, de la ghetto house de Malaa à la furie rave des russes d’IC3PEAK, le cru 2019 de Garorock est à inscrire dans les annales.
Un reportage de Noémie et Miléna !

APEROOOOOOO

Véritable ville dans le festival, le camping du Garorock est une expérience à vivre, un rite initiatique, un must to ! La légende veut que certains festivaliers n’aient jamais mis les pieds sur la plaine de Filhole pour rester, 4 jours durant, sur le camping !   Cette année, il a fait beau mais surtout très chaud, et les arbres du camping ont formé une ombre salutaire. Pour l’avoir expérimenté, nous savons quel courage il faut pour venir, parfois, dès le mercredi pour s’installer et devenir un « vrai de vrai ». À travers ces lignes, nous tenons à rendre hommage à ces individus.

Une chaleur moite, une atmosphère dynamique … On se retrouve les tympans bloqués devant Salut c’est cool. Ovnis du paysage musical français, les garçons distillent du grand n’importe quoi sur des boum boum plus qu’efficaces. Face à eux, Bagarre entretient la chaleur avec un live fiévreux et transpirant.

Les concerts s’enchaînent et entre temps, on apprivoise le site. Entre les auto-tamponneuse, le train fantôme, les couronnes de fleurs, les stands de bonbons, il y a beaucoup à faire. L’année dernière, Angèle était venue défendre son talent et ses trois premières chansons, mais cette année, on la retrouve plus sûre d’elle, heureuse d’être de nouveau présente au Garorock, avec un tout nouveau live, des danseuses et une assurance gagnée après une année de tournée.

Puis on a vagabondé entre les scènes, et sans vraiment comprendre comment, on s’est retrouvées nez-à-nez avec Bigflo et Oli au moment fatidique du « BAISSEZ-VOUS ! ». On a pris une énorme claque avec Boris Brejcha. On s’est même dit qu’on le suivrait partout après ça. Et comme le jeudi est un soir un peu spécial au Garorock, la fête continue au camping avec Arnaud Rebotini. On se couche des étoiles dans les yeux, heureuses de ce premier jour.

Angèle by Miléna Delorme

La journée du vendredi a été quelque peu rapide. On a beaucoup discuté, on est restées scotchées devant le merveilleux live de Christine and the Queens, on a versé notre petite larme à Ben Harper. FKJ a bercé nos oreilles d’une douce mélodie, VALD nous a quelques peu agressé mais l’arrivée surprise de Vladimir Cauchemar nous a rendu hystériques. Puis Vini Vici a vaincu nos cœurs.

Au summum

Ce samedi, on frôle l’apothéose. Sous un soleil de plomb et une chaleur digne d’un verre de Ricard sans glaçon, on a passé un merveilleux moment au camping. Et pour cause, Folamour nous a enivré avec des tracks plus ensoleillées les unes que les autres. On a pris beaucoup de couleurs. Notamment des gros coups de reggae avec Jahneration, énergique au possible. Il y a 3 ans, on avait passé un concert mémorable avec Georgio sous une météo torrentielle. Cette fois, un soleil de plomb l’accompagne. On vous avoue que c’était quand même plus appréciable. Et alors nos petits cœurs ont fondu comme une glace au soleil, une demande en mariage a eu lieu pendant le concert de Thérapie Taxi. Dieu que c’était émouvant (oui elle a dit oui hein).
Encore un peu sonnées, on se parachute au show de SUM 41 (oui ils existent encore) et notre cerveau s’est dissipé dans la foule. Entre deux riffs de guitare, des réminiscences d’adolescence !

On revient des Enfers, laissez-nous danser dans le club, Lomepal débute son live. Communicatif et touchant, son live est à l’image de l’artiste : authentique. On s’y attendait un peu, mais Vladimir Cauchemar monte sur scène pour le final. C’est bien, il rentabilise bien son Garorock !
DJ Snake, le DJ plus patriote qu’un Français après la coupe du monde, a délivré un set incroyable ! Perché sur un mur, il a dominé la foule et (oh surprise) a invité Vladimir Cauchemar. Ça a donné une illumination collective, la foule s’est embrasée et a formé un cercle immense …

THE LAST BUT NOT LEAST

Nouvelle journée, nouvelles activités. Ça y est, tout le monde est comme à la maison, on prend ses habitudes : faire la queue aux douches, parler avec son voisin de tente, aller discuter dans les stands partenaires ou continuer l’after chez Ricard … Pour nous, c’est orchestre des symphonistes d’Aquitaine sur la scène du camping, un réveil en douceur apprécié par les festivaliers qui émergent doucement, en espérant que le rêve ne s’arrête pas trop vite. Chacun vit son Garorock à sa manière.

On reste sur l’état d’esprit « Good Vibes ». Les gens ne se connaissent pas et pourtant, chacun est ouvert au contact avec l’autre, l’inconnu ne l’est plus. Une atmosphère festive prend possession des âmes et des corps.

Dernier soir, mais toujours autant d’énergie dans les jambes. Systema Solar ouvre le bal, et c’est solaire. C’est une musique qui fait bouger les corps et qui fait monter (encore) la température : ça danse de tous les côtés. On enchaîne avec le phénomène Aya Nakamura, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la jeune chanteuse a ravi ses fans en reprenant ses chansons phares. On navigue entre pas de danses et rimes sur « Pookie ».

Aya Nakamura- Miléna Delorme
La sensation Aya Nakamura – Miléna Delorme

Two Door Cinema Club – que nous avions un peu oublié – prend le relais sur la Scène Garonne. C’est un groupe qu’on a tellement écouté dans notre adolescence que le temps s’arrête un peu. Romeo Elvis débarque sur la Scène de la Plaine. Il partage avec son public comme il ne l’a jamais fait, enchaînant ses plus gros tubes : Normal, Drôle de question … Le public chante fort, très fort. Roméo sourit et, vraiment c’est que de l’amour. 

Le show de Macklemore en clôture – Miléna Delorme

Que dire de Maala ? Une découverte plus qu’incroyable ! La scène Deezer Club devient un véritable dancefloor géant avec un son électro musclé qui ravit les aficionados. La nuit s’abat sur Marmande et ça commence à sentir la fin… Non ! On en veut encore ! Direction le concert de clôture sur la scène de la Plaine. Maklemore, ou le show à l’américaine ! L’artiste a la lourde tâche d’assurer la fin du festival et le contrat est plus que rempli. Reprenant tous ses classiques, Macklemore ambiance la foule, partage cet instant malgré la barrière de la langue, mais comme il le dit si bien : « La musique est un langage universel ».

Allez c’est long encore un an !

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